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ChatGPT, Claude ou logiciel CIR spécialisé : où se joue la différence sur un dossier

ChatGPT et Claude progressent à chaque version, et c'est une bonne nouvelle. Un dossier CIR qui tient en contrôle se joue pourtant avant la rédaction : sur la façon dont les preuves sont réunies, structurées et reliées à chaque affirmation. C'est là qu'un logiciel spécialisé apporte ce qu'un modèle généraliste ne fait pas seul.

Oscar MajorczykPublié le 5 min de lecture

dymension n'a jamais cherché à concurrencer ChatGPT ou Claude : la plateforme s'appuie sur le même type de modèles. La question utile pour un cabinet est ailleurs. Que ne fera pas un modèle généraliste, même en devenant meilleur ?

En un coup d'œil

dymensionChatGPT, Claude seulsOutil de rédaction IA
Point de départToutes les pièces du client, dès l'auditLa consigne et les documents transmisLe plan, section par section
Volume de piècesD'un seul à plusieurs milliers de documentsCe qu'on lui transmet à la foisDes extraits, sans vue d'ensemble
Projets et opérationsStructurés avec leurs liens, co-produits avec le consultantÀ reconstruire à chaque conversationTraités un par un
Lien entre une affirmation et sa pièceAucune affirmation sans source, chaque chiffre se recalculeÀ vérifier à la mainSource parfois floue
ÉligibilitéScorée sur les cinq critères de Frascati, avant la rédactionUn avis généralSelon l'outil
Quand le dossier évolueRépercuté dans tout le raisonnementTout est à reprendreRisque d'incohérence
Données des clientsHébergées en France chez OVHcloud, jamais utilisées pour entraîner des modèlesSelon l'offre et les réglagesSelon l'éditeur

La rédaction progresse toute seule

Chaque nouveau modèle écrit mieux que le précédent. Un outil qui se contente de rédiger des dossiers CIR se fait donc rattraper à chaque version : il reste une surcouche. En contrôle, un dossier se fragilise sur une affirmation qu'on ne sait plus rattacher à sa preuve, bien plus que sur la qualité de la plume.

Commencer par la data, pas par la rédaction

En fiscalité, on part toujours de la preuve. Le CIR est déclaratif : l'enjeu est de montrer à l'administration que le raisonnement repose sur des pièces, sans interprétation ni extrapolation.

Un modèle généraliste lit très bien un document. Transformer des centaines de pièces hétérogènes (tableurs, échanges de mails, scans, notes de réunion) en données structurées, rattacher chaque information au bon projet et à la bonne opération, tenir les liens entre elles : il ne le fait pas seul. Il raisonne sur ce qu'on lui donne.

C'est sur cette étape que dymension a construit sa technologie, une usine à preuves :

  1. Analyse documentaire IA : les pièces sont ingérées telles quelles, même partielles, et la matière exploitable en est extraite.
  2. Projets et opérations : les travaux sont reconstitués en projets et opérations. Cette étape se co-produit : le consultant pose ses choix, la plateforme donne son point de vue et les confronte.
  3. État de l'art et lacunes : l'existant est cartographié, les lacunes de la littérature fondent les verrous.
  4. Scoring d'éligibilité : chaque opération est scorée selon les cinq critères de Frascati, raisonnement expliqué.
  5. Rédaction tracée : le dossier se rédige à partir de cette matière structurée, chaque affirmation reliée à sa source.

Une fois le dossier structuré ainsi, il devient un raisonnement logique. C'est précisément ce que les modèles font le mieux. Le détail des étapes est sur la plateforme.

Le savoir-faire CIR dans l'outil, pas dans une consigne

Un modèle généraliste connaît la théorie du CIR. La pratique se construit dossier après dossier avec les cabinets : la logique de preuve, la démarche justificative, ce que l'administration examine en contrôle. Chez dymension, ce savoir-faire est inscrit dans la structure de l'outil, au lieu d'être rappelé dans chaque consigne.

Un carré ne rentre pas dans un rond. Plutôt que de faire entrer le CIR dans un outil générique, dymension a construit un moteur à la forme du CIR. À chaque étape, l'IA suggère et construit son raisonnement ; le consultant itère, arbitre et valide.

Quand le dossier évolue, ou trois ans plus tard

Un dossier CIR se construit par étapes : une pièce arrive, deux opérations fusionnent, un projet est écarté. Avec des outils qui traitent chaque section séparément, ce qui a été produit avant n'est pas forcément repris, et le dossier perd sa cohérence. C'est exactement ce qu'un vérificateur cherche.

Dans dymension, chaque modification se répercute dans tout le raisonnement. Et le jour d'un contrôle, parfois plusieurs années après, chaque affirmation se retrouve avec sa pièce, même si le consultant qui a produit le dossier a quitté le cabinet.

Pourquoi chaque nouveau modèle renforce un logiciel spécialisé

Chez dymension, le modèle d'IA est un composant interchangeable. Quand un meilleur modèle sort, il travaille sur la même structure de preuves, et il travaille mieux. Pour rattraper un logiciel spécialisé, un meilleur modèle ne suffit donc pas : il faut à la fois la technologie de structuration et l'expertise métier.

Ce que cela donne sur des dossiers réels

Des cabinets leaders du CIR utilisent dymension. Constaté chez eux :

  • un temps d'analyse, de structuration et de rédaction divisé par 3 en moyenne ;
  • dans un cas, 400 documents structurés en 45 minutes ;
  • un contrôle fiscal portant sur 3 ans de CIR traité en 2 heures ;
  • un cabinet qui a retrouvé des opérations éligibles qu'il avait écartées.

Questions fréquentes

Peut-on préparer un dossier CIR avec ChatGPT ou Claude ?
Pour explorer un sujet ou reformuler un passage, oui. Pour produire le dossier, un modèle généraliste seul ne conserve pas le lien entre chaque affirmation et sa pièce, ni la structure en projets et opérations quand le dossier évolue. C'est ce lien qu'un vérificateur éprouve en contrôle.
Notre cabinet a déjà un agent IA maison. Que change un logiciel spécialisé ?
Équiper ses consultants est le bon réflexe. La question est ce que l'agent fait sur plusieurs milliers de documents, quand deux opérations fusionnent en cours de dossier, ou en contrôle trois ans plus tard. dymension part de la data plutôt que de la rédaction : ingestion de pièces hétérogènes, traçabilité, itération et scoring sont dans l'outil.
dymension utilise-t-il les mêmes modèles que ChatGPT ou Claude ?
Le même type de grands modèles de langage, exécutés en Europe. Le modèle est interchangeable : la différence tient à la structure de preuves et au savoir-faire CIR sur lesquels il travaille.
Oscar Majorczyk

À propos de l'auteur

Oscar Majorczyk

Co-fondateur de dymension. Auparavant consultant en stratégie chez Bpifrance Investissement. dymension est développée avec un réseau de cabinets et de consultants CIR / CII partenaires.

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